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Journal des musiciens

Introduction

Introduction Bienvenu dans le Blog Paul Beuscher, qui traite de sujets différents mais toujours en rapport avec la musique.

Nos collaborateurs vont l'alimenter, en partageant leur passion pour la musique avec vous et en parlant des différents styles qu'elle contient.

Au plaisir d'échanger sur ce blog avec vous pour parler, découvrir et partager notre passion.
L’Équipe Paul Beuscher
Rédigé le  1 oct. 2016 12:02  -  Lien permanent
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Le Bat'Toodoo va-t-il remplacer la flûte au collège ?

Le Bat'Toodoo va-t-il remplacer la flûte au collège ?
Les cours de flûte ne sont plus au programme de l'enseignement au collège, ce qui n'est peut-être pas si négatif que ça pour tout le monde mais est-ce que la pratique du chant peut compenser cela à elle seule?

Chez Paul Beuscher, nous pensons que non et soumettons aux professeurs de musique en collège et école, ou tout autre intervenant ou animateur social qui souhaite utiliser la musique comme pratique collective et rassembleuse, d'essayer les Bat'Toodoos comme alternative et ceci pour plusieurs raisons; mais tout d'abord: qu'est-ce que les Bat'Toodoos?

Ces baguettes, incurvées avec un corps en plastique et un embout en caoutchouc, sont bien évidemment des instruments mais aussi des accessoires de percussion. Elles sont très légères, solides et très bons marché.

Le concepteur des Bat'Toodoos, Dominique André, a une formation de percussionniste classique tout en étant ouvert à tous les autres styles de musique, comme par exemple les percussions ethniques dans les musiques du monde et a eu aussi une grande carrière de formateur dans le domaine des percussions et de l'éducation musicale auprès des enfants et des adolescents.

C'est grâce à ses diverses expériences qu'il a conçu les Bat'toodoos, instrument se situant entre les percussions corporelles et instrumentales, dotés d'une ergonomie permettant de jouer confortablement assis grâce à leur forme légèrement en "S". Vous pouvez les utiliser sur différentes surfaces de frappes comme n'importe quelle caisse de résonance ou peau de tambour mais aussi sur toutes matières du quotidien (portes, planches, murs, etc.). De plus, ce sont aussi des instruments avec leur quatre façons de produire du son en toute autonomie de résonance : les "frappés", via l'embout en caoutchouc; les "raclés", avec le côté supérieur en "dents de scie" des baguettes, les "entrechoqués" et leur "chant propre" grâce aux sons de la vibration du frottement des embouts en caoutchouc suivant l'inclinaison donnée sur une surface.

D'après le concepteur, c'est au sein de la pratique collective que le Bat'Toodoo prend toute sa dimension et idéalement par groupe de 25 élèves. L'apprentissage de cet instrument est des plus aisés, et les deux façons de les tenir l'illustrent facilement.
                                                 

De plus, vous pouvez choisir deux autres façons de les utiliser comme en frappant sur une joue ou dans le creux d'une main; il n'y a que votre imagination qui va sur ce terrain vous freiner.

Bat'Toodoos-frappe1                                               Bat'toodoos-frappe2

Sinon, vous pouvez aussi utiliser un simple tabouret avec des pieds métalliques pour créer d'autres sonorités.




Et en utilisant par exemple une table des plus communes, vous apprendrez à générer encore d'autres sons.

Bat'Toodoos-frappe4

Vous apprendrez aussi différentes techniques de "frottés" sur des surfaces comme des murs ou encore des vitres que vous pourrez tester.

Bat'Toodoos-Effet1

Grâce à toutes ces suggestions, il y a de grandes chances pour que vous arriviez à sensibiliser les classes d'adolescents pour lesquels vous aurez à capter l'attention. Et en utilisant leurs attraits des musiques actuelles très rythmées, vous devriez obtenir des résultats très satisfaisants, en faisant oublier la flûte, plutôt facilement !








Rédigé le  1 oct. 2016 12:01  -  Lien permanent
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Comment j'ai découvert Lang Lang ?

Comment j'ai découvert Lang Lang ?

Il est à présent temps de parler de musique classique, plus particulièrement d’un célèbre pianiste qui ne cesse aujourd’hui de nous épater, aussi bien par la justesse de ses interprétations enregistrées que de ses performances live très personnelles.
Qui n’a aujourd’hui jamais écouté un concerto de Beethoven par le prodige en la matière, Lang Lang ? Pour être honnête, avant un diner avec des amis New Yorkais il y un mois, je n’en avais jamais entendu parlé… Ces derniers n’ont évidemment pas manqué, d’un air désabusé, de me faire remarquer mon manque de curiosité pour la musique classique.
Dès le lendemain, je décide alors de me plonger dans l’univers extraordinaire de Lang Lang… Leur réaction me parut une évidence : « Shame on me » comme diraient nos amis américains ! C’est d'ailleurs sur ce continent que ce cher Lang Lang a élu domicile il y a une quinzaine d’année.

Alors qu’il nait en 1982 d’une mère standardiste et d’un père musicien à l'Orchestre de l'armée de l'air chinoise, il commence le piano à l’âge d’un an et demi.
Très rapidement, il montre des signes précoces de virtuosité ; son père démissionne et se consacre alors entièrement à la carrière de son fils.  L’enseignement, rude et intense, est mené par un père tyrannique qui veut faire de Lang Lang le meilleur pianiste de chine, du monde... Cette exigence porte rapidement ses fruits : « Mon père était sévère, impitoyable (…). En Chine, on ne joue pas de la musique pour partager avec les autres, mais pour dominer » raconte-t-il dans sa biographie parue en 2008.
C’est ainsi qu’il remporte son premier prix à 6 ans, en 1993 il gagne le 4éme prix du « Concours international de jeunes pianistes » en Allemagne, et en 1995 la première place du concours Tchaïkovski pour les jeunes musiciens. Ce succès l’amène jusqu’à Philadelphie où il travaille avec Gary Graffman au Curtis Institute.

A l’âge de 21 ans, c’est la consécration : il se produit au Carnegie Hall ; véritable point de départ d’une carrière internationale ! Depuis, il joue avec les plus grands orchestres américains et européens, s’est déjà produit pour la reine d’Angleterre ainsi que le président Obama, et est actuellement signé chez Sony Music.
Son enfance, ses rencontres (notamment avec les chefs d’orchestres Eschenbach et Barenboïm), son look, sa gestuelle et son indéniable talent ont construit un personnage emblématique, voire culte, qui passionne et intrigue le monde entier.
En effet, Lang Lang est aujourd’hui très médiatisé et a su apporter la musique classique au sein de cultures plus populaires : il ouvre en juin 2006 la cérémonie de la Coupe du monde de football, se produit lors des JO de Pekin, joue avec Metallica aux Grammy Awards, devient égérie de marque de mode, et compose des BO de film et de jeux vidéo.
C’est donc en artiste accessible, libre et imprévisible, qu’il souhaite se rendre utile à la société. Très impliqué dans l’éducation, il crée la Lang Lang International Music Foundation, et vient tout juste de publier sa première méthode de piano en français aux éditions Henry Lemoine en 3 volumes.

Pour reprendre les mots de Stéphane Friédérich, on se demande déjà jusqu’où ira ce « surdoué, extraordinaire, exceptionnel, flamboyant, et extravagant* » pianiste ?

Hugues Lemoine – Stagiaire Marketing/Communication



*« Lang Lang, un demi-dieu au piano », PIANISTE magazine n°99, juillet/aout 2016
 







Rédigé le  2 août 2016 12:01  -  Lien permanent
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La guitare percussive, la révolution du picking ?

La guitare percussive, la révolution du picking ?

Le Picking, ou Fingerstyle est un style dont on pourrait dire qu'il est dérivé du jeu de la guitare classique.
En effet, il consiste à jouer sur une Guitare Folk (la plupart du temps) chaque corde indépendamment avec tous les doigts de la main droite. Cette technique de jeu permet assez rapidement de jouer dans le même temps, une ligne de basse et une mélodie entre-coupée également d'accords plaqués si on le souhaite.

Cette technique est utilisée, depuis son apparition (dont la date reste encore floue) jusqu'à aujourd'hui, dans énormément de styles de musique différents.
Parmi ces styles nous retrouvons : le jazz , la country, la folk et bien sur le blues.

Au cours de l'histoire, beaucoup d'artistes vont s'illustrer dans ce domaine et repousser les limites de cette technique. Parmi eux on retrouve par exemple Tommy Emmanuel, Bob Brozman (jeu sur guitare DOBRO la plupart du temps et avec un bottleneck également) et bien sûr Marcel Dadi dont la réputation n'est plus à faire.

Parlons maintenant de la guitare percussive et pour ce faire, attardons-nous quelques temps sur un artiste qui représente la transition entre le picking et celle-ci. Il s'agit de Tuck Andres.
En effet, celui-ci se distingue des autres guitaristes de jazz par l'utilisation de techniques diverses et variées donnant à son jeu des sonorités caractéristiques. Il utilise le Slap et le Tapping donnant une dimension très rythmique à sa musique. De plus, il parvient simultanément à jouer des accords, une ligne de basse, et une partie mélodique. De ce fait, il réussi à obtenir un rendu sonore très complet ce que l'on peut donc retrouver, on le verra ensuite, dans le domaine de la guitare dite Percussive.

C'est un style apparu dans le courant du 21ème siècle qui consiste (sur une guitare folk la quasi-totalité du temps) à jouer simultanément : la percussion sur la caisse de la guitare, l'harmonie, la basse et la mélodie. Elle nécessite une bonne dissociation pour pouvoir envisager l'utilisation des différentes techniques en même temps.

Les influences sont diverses et variées: on y retrouve de la folk, de la country, du blues, du jazz (rappelez-vous notre ami Tuck Andres) mais aussi du rock, de la pop et de la musique celtique.
Pour faciliter et rendre le jeu plus fluide, sont souvent utilisés les Opens (ou accords ouverts). Cela consiste à accorder sa guitare non plus dans l'accord standard (EADGBE) mais dans un accord existant comme par exemple l'accord de do (CGCGCE) mais joué en grattant toutes les cordes à vide.

Concernant les techniques utilisées, on retrouve le Fingerpicking, le Hammering on (taper la corde avec un ou plusieurs doigts de la main gauche) et le Tapping qui est le fait de frapper les harmoniques sur le manche avec la main droite.

On trouve souvent dans ce style des reprises ou adaptations de morceaux pour guitariste soliste, comme par exemple la reprise d'ACDC par Lucas Stricagnoli. Mais aussi beaucoup de compositions originales bien sûr comme le répertoire d'Andy McKee, d'Antoine Dufour et bien d'autres.

Ce style vient donc, en un sens, donner une nouvelle dimension au Picking et à la guitare Folk, ceci étant dit, le Fingerstyle classique comme pouvait le pratiquer Marcel Dadi, ne perd absolument pas de son intérêt et continue à être très présent sur la scène musicale d'aujourd'hui. La guitare dite percussive reste une alternative possible en terme de jeu et de composition.  

Pour terminer cet article, je vous laisse quelques noms qui m'ont permis de découvrir ce coté encore un peu méconnu de la guitare folk : Andy Mckee, Don Ross, Lucas Stricagnoli, Antoine Dufour, Erik Mongrain, Tobias Rauscher, et Jon Gomm qui réussi le tour de force de chanter en même temps. Vous pouvez également aller jeter un œil sur la chaîne Youtube Candyrat records qui regorge de belles choses en la matière.

Je vous souhaite une bonne écoute et espère que cet article vous aura permis d'apprendre quelques petites choses. N'hésitez pas également à réagir et à poster sur ce blog des choses qui vous auraient plu et que vous voudriez nous faire partager !  
 
Musicalement,
Thomas – conseiller en batterie-percussions.






Rédigé le  14 mai 2016 12:01  -  Lien permanent
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Roy Haynes - When it Haynes, it roars !

Roy Haynes - When it Haynes, it roars !
Nouveau billet d'émotion pour ce blog qui je l'espère va me permettre de partager cette passion du jazz mais aussi peut-être de bien d'autres choses...

Pour cette fois ce sera mon admiration pour un immense Monsieur de la batterie du jazz moderne, j'ai nommé Mister Roy Haynes !!! On applaudit s'il vous plaît ! Roy Haynes : 91 ans au compteur de la vraie vie, pas plus de 40 dans la tête et encore, je le vieillis.

Roy fait ses débuts en cotoyant Louis Armstrong (pour une tournée) et Lester Young (légende du sax ténor et compagnon de route de toujours de Billie Hollyday ) avec lesquels il fait ses armes, plutôt classiques pour le moment.
Il restera classique assez longtemps, et puis le jazz s'énerve un peu dans cette fin des années 50's un peu beaucoup même, il suit les revendications des noirs américains de plus en plus fortes et légitimes ; on est plus là seulement pour amuser le petit blanc...

Des batteurs comme Elvin Jones ou Art Blakey dans un autre registre vont apporter une puissance et une complexité rarement entendues jusque-là. Les temps deviennent plus violents. La musique aussi. Roy Haynes croise alors la route de John Coltrane et Mc Coy Tyner. Il fera peu d'enregistrements sous son nom dans les années 60's mais d'innombrables sessions comme accompagnateur. Son style devient de plus en plus acéré et on reconnaîtra entre mille son utilisation du rimshot (utilisation du métal de la caisse claire), son  jeu unique de la cymbale ride ou du charleston (double cymbale au pied).

Ce sont les années 60 qui verront l'arrivée d'un autre déjà géant de la batterie, Tony Williams, OVNI de 17 ans, batteur inouï de Miles Davis au sourire de gamin (qui fera peut-être l'objet d'un autre article...) Puis arrive en 1968 LE disque de Chick Corea : « Now he sings, now he sobs », une bombe, quintessence du trio moderne avec le contrebassiste Miroslav Vitous, un autre fou... Les quelques disques de ce trio seront tous des pures merveilles ; une succession de tensions extrêmes, quelques fois toutes en retenues et de détentes bienvenues ! Roy Haynes, le batteur des contrastes, de la foudre, de la souplesse. Personne ne saura comme lui (allez, encore une fois Tony williams, Jeff Watts...) amener les solistes à d'aussi hauts niveaux de risques.
Il prend ensuite la tête de plusieurs quartets, toujours avec de jeunes nouveaux à fort potentiel qu'il arrivera à faire littéralement s'envoler. Il n'y a qu'à écouter le fulgurant pianiste David Kikoski ou le saxophoniste Ralph Moore dans les années 80, malheureusement trop absent de la scène actuelle.

Roy Haynes, c'est l'intelligence du jeu, l'émotion aussi. C'est un félin, un V8 qui ronronne mais toujours prêt à partir au quart de tour pour répondre à ses partenaires, le contrôle aussi, mais prêt à vous scotcher au siège. Écoutez-le aussi en trio avec le guitariste Pat Metheny, c'est tout simplement inouï.

L'homme a conscience de ce qu'il a apporté au jazz et aux nombreux musiciens qui ont eu l'expérience de jouer avec lui, pas forcément modeste, mais on lui pardonne... Il faut si possible le voir jouer, la souplesse du geste, un danseur, toujours la tension, la détente, un V8...

Un article pas très raisonnable pour un batteur de jazz ? J'ai 47 ans (ça va encore merci...) et ça fait 30 ans que j'écoute et vais voir Roy dès que je peux, toujours aussi admiratif du personnage, de son énergie, un héro du jazz quoi ! Même s'il y en a beaucoup d'autres.
Si je peux modestement contribuer à faire découvrir ce musicien exceptionnel à ceux qui ne le connaîtraient pas encore, je n'aurai pas tout perdu...

Continuez encore longtemps à nous émerveiller comme ça Monsieur Haynes, je vous dois beaucoup.
Le Monsieur ne veut pas trop parler du passé, toujours du présent et du futur !

A bon entendeur Salut !

ALAIN- Conseiller en Librairie Musicale

Quelques disques majeurs : Chick Corea, tous les disque du trio music ! Pat Metheny trio « Questions & answer » avec Dave Holand, « Flamingo » avec Michel Petrucciani ; sous son nom « We three » 1958, « True or false » 1986, « When it Haynes, it roars » 1992, « Te vou » 1994 et  « A Life in Time : The Roy Haynes Story » CD et DVD en 2007. Sélection non exhaustive bien entendu...

http://www.jazzwax.com/2008/07/interview-roy-h.html

https://sites.google.com/a/best-drummer.com/best-drummer/drummers/roy-haynes

http://youtu.be/XKvkzspEV8E




Rédigé le  22 avril 2016 12:00  -  Lien permanent
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Jon Vickers - un ténor hors du commun

Jon Vickers - un ténor hors du commun

Le 10 juillet dernier, disparaissait Jon Vickers à l’âge de 88 ans, ténor canadien inconnu du grand public mais vénéré par une poignée de mélomanes mordus d’opéra héroïque.

Vickers, c’était d’abord un timbre de voix peu "orthodoxe", "particulier" comme le qualifiaient les critiques, loin de la beauté vocale d’un Pavarotti ou de l’insolence incandescente d’un Del Monaco. Chez Vickers, nous étions loin de l’Italie, nous étions plongés dans un univers septentrional, éclairé par un Soleil malade et peuplé d’ombres errantes.

Toute la Nature qui semblait habiter cet homme au corps de bûcheron,  avec le climat rude des étendues immenses du nord de son pays, le froid qui mord en hiver, la chaleur qui écrase en été, et l’homme qui tente de survivre. On pouvait entendre tout cela dans la voix de Vickers !
Sa carrière de soliste commence dans les années 50, et  très vite, il devient évident que sa personnalité soit destinée aux grands rôles de ténor tragique !

Vickers était un acteur de stature shakespearienne, un artiste profondément humble se présentant comme un  serviteur de l’Art.
Ses incarnations les plus intenses :
Siegmund, dans la Walkyrie, enregistré avec Karajan, écoutez ses notes tenues sur Wälse, ce n’est plus la voix d’un homme que l’on entend, Nietzsche n’est peut-être pas loin !
Tristan, toujours avec Karajan à la direction et Helga Dernesch en état de consumation dans le rôle d’Isolde, constitue probablement son personnage le plus marquant.

Je n’oublierai jamais, au début du duo d’amour du 2ème acte, sa voix  évoquant celle d’un adolescent plongé dans l’émoi près du corps vibrant de la femme qu’il aime. Un peu plus tard dans le duo, les voix s’enflent, se dilatent jusqu’au paroxysme, jusqu’au cri d’effroi d’Isolde ! Un moment unique dans l’histoire de la musique !

Vickers nous a laissé deux visions d’Otello :
En 1960, le maure est bouillant, insolent, d’une jeunesse véhémente. En 1972, l’on entend un Otello à la voix fêlée, la voix d’un homme torturé par le doute, sujet à des hallucinations et à des malaises ! Nous ne sommes pas loin de Dostoïevski !

Au début des années 60, notre artiste enregistra aussi le rôle de Samson dans l’opéra de Saint-Saëns, face à Rita Gorr, Dalila plantureuse et vénéneuse. Personnellement, je reste attaché à l’interprétation de José Luccioni mais j’aime la vision de ce juge biblique par le canadien, on y entend un Hébreu investi d’une autorité, attaché à la Loi. Dans la scène de la meule, son timbre clair-obscur nous emmène chez Rembrandt, et à la fin de l’opéra, le temple s’écroule sous l’action de sa voix triomphale, digne des trompettes de Jéricho !
Florestan, dans le Fidelio de Beethoven, apparaissant au début du 2ème acte dans le cachot avec cette imploration "Gott" qui transperce le cœur.

Don José dans Carmen, comment oublier sa phrase sublime "et j’étais une chose à toi", chantée en quasi falsetto, phrase ascendante pour culminer sur un si bémol d’une douceur, d’une tendresse désarmantes !

Je vais m’arrêter là, il faudrait un livre, un énorme volume pour essayer d’exprimer tout ce que cet artiste nous a laissé.

Jon Vickers aimait les gens, se nourrissait de tout ce que la vie lui apportait.

Il n’était pas seulement artiste lyrique, une Voix, il était la voix de l’Humanité !

JOËL - Conseiller en Librairie Musicale
Rédigé le  15 avril 2016 12:00  -  Lien permanent
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Vinyl de Scorsese

Vinyl de Scorsese  
Je suis très heureux de vous parler de cette série magnifique qu’est VINYL et qui passe actuellement sur la chaîne OCS City le lundi soir.

Cette série raconte l’histoire de l’industrie du disque dans les année 70, années ou l’on croise LED ZEPPELIN, JOHNNY WINTER, YES et des groupes undergrounds comme les NEW YORK DOLLS ou IGGY.

Ce qui frappe au départ, c’est le casting toujours impeccable chez Scorsese avec ses personnages fétiches toujours sur le fil du rasoir; car un génie comme lui ne réalise qu’un seul film dans sa carrière avec des sujets différents . Ici, c’est le cas.

On transpose l’univers de Taxi Driver dans l’industrie du disque et on retrouve cette nervosité qui est la carte de visite du grand "Martin".
Dans cette série,on croise Robert Plant, Lou Reed, Andy Warhol, Alice Cooper et on comprend la guerre entre les maisons de disque comme Polygram, Atlantic, Warner etc.

Bien entendu, il faut aimer la musique Rock et comprendre qu’à cette époque, l’industrie du disque avait un pouvoir énorme ,bien différent d’aujourd’hui. On retrouve cette folie de l’époque où il fallait sortir dans des quartiers miteux pour aller écouter les groupes avant de les signer; de nos jours cela se fait au départ via internet.
 
L’époque est très bien reconstituée, les décors aussi et il ne faut pas oublier que la ville dans le cinéma de Scorsese est un personnage à part entière, ce qui est le cas ici.

C’est la meilleure série que j’ai vue sur le sujet et j’espère que cela vous donnera envie de découvrir cette époque et la musique qui va avec.

N’oublions pas Mick Jagger a co-écrit le scénario avec Scorsese et l’on peut dire aisément qu’il connaît bien le sujet le grand Mick !!!!!!!!

Mention spéciale à l’acteur Bobby Cannavale qui joue le rôle principal dans cette série et qui prend le chemin d’un Robert de Niro dans ses meilleures années.

J’espère vous avoir donné envie de voir cette série géniale. En tout cas elle me donne envie de réécouter juste après Led Zep, Lou Reed, Alice et New York Dolls.
 
BENJAMIN - vendeur/conseiller Secteur Vents
Rédigé le  31 mars 2016 12:00  -  Lien permanent
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Kerecki - Nouvelle Vague

Kerecki - Nouvelle Vague
Bonjour et bienvenue aux lecteurs du nouveau blog de Paul Beuscher !

J’en profite tout de suite pour partager un gros coup de cœur avec vous en parlant de Musique de Films.

Celui que j’ai eu pour le dernier disque du contrebassiste Stéphane Kerecki, sur lequel il s’approprie les thèmes ayant sans aucun doute beaucoup contribué à l’ambiance des films des cinéastes « nouvelle vague ».
Georges Delerue, Michel Legrand, Philippe Sarde, Martial Solal, Miles Davis...autant de compositeurs qui ont merveilleusement servi les films de François Truffaut, Jean Luc Godard, Louis Malle, Claude SautetLes 400 coups, le mépris, Pierrot le fou, autant de magnifiques thèmes réinterprétés ici par le quartet de Stéphane Kerecki, à savoir himself aux arrangements et à la contrebasse, Émile Parisien, notre saxophoniste soprano national, le regretté et légendaire pianiste anglais John Taylor, Fabrice Moreau à la batterie et Jeanne Added au chant, en guest sur la chanson de Maxence. C’est Guillaume de Chassy qui remplace John Taylor au piano pour les concerts à suivre.

C’est toute une époque du cinéma Français qui défile ici dans nos oreilles à travers ces thèmes et la personnalité de chacun de ces magnifiques musiciens.
Merci à eux pour ce beau projet.

Ne ratez pas non plus l’occasion de les écouter en concert si vous en avez la possibilité. Le disque est sorti il y a deux ans sur le label Outnote et à été couronné de succès ; Victoire du meilleur disque de jazz, Prix de l’Académie du jazz, FFFF Télérama !!!

On en profitera aussi pour découvrir les autres enregistrements de Stéphane Kerecki, dont ses nombreuses participations comme Sideman.

ALAIN- Conseiller en Librairie Musicale

www.stephanekerecki.com


Rédigé le  31 mars 2016 11:59  -  Lien permanent
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