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Comment j'ai découvert Lang Lang ?

Comment j'ai découvert Lang Lang ?

Il est à présent temps de parler de musique classique, plus particulièrement d’un célèbre pianiste qui ne cesse aujourd’hui de nous épater, aussi bien par la justesse de ses interprétations enregistrées que de ses performances live très personnelles.
Qui n’a aujourd’hui jamais écouté un concerto de Beethoven par le prodige en la matière, Lang Lang ? Pour être honnête, avant un diner avec des amis New Yorkais il y un mois, je n’en avais jamais entendu parlé… Ces derniers n’ont évidemment pas manqué, d’un air désabusé, de me faire remarquer mon manque de curiosité pour la musique classique.
Dès le lendemain, je décide alors de me plonger dans l’univers extraordinaire de Lang Lang… Leur réaction me parut une évidence : « Shame on me » comme diraient nos amis américains ! C’est d'ailleurs sur ce continent que ce cher Lang Lang a élu domicile il y a une quinzaine d’année.

Alors qu’il nait en 1982 d’une mère standardiste et d’un père musicien à l'Orchestre de l'armée de l'air chinoise, il commence le piano à l’âge d’un an et demi.
Très rapidement, il montre des signes précoces de virtuosité ; son père démissionne et se consacre alors entièrement à la carrière de son fils.  L’enseignement, rude et intense, est mené par un père tyrannique qui veut faire de Lang Lang le meilleur pianiste de chine, du monde... Cette exigence porte rapidement ses fruits : « Mon père était sévère, impitoyable (…). En Chine, on ne joue pas de la musique pour partager avec les autres, mais pour dominer » raconte-t-il dans sa biographie parue en 2008.
C’est ainsi qu’il remporte son premier prix à 6 ans, en 1993 il gagne le 4éme prix du « Concours international de jeunes pianistes » en Allemagne, et en 1995 la première place du concours Tchaïkovski pour les jeunes musiciens. Ce succès l’amène jusqu’à Philadelphie où il travaille avec Gary Graffman au Curtis Institute.

A l’âge de 21 ans, c’est la consécration : il se produit au Carnegie Hall ; véritable point de départ d’une carrière internationale ! Depuis, il joue avec les plus grands orchestres américains et européens, s’est déjà produit pour la reine d’Angleterre ainsi que le président Obama, et est actuellement signé chez Sony Music.
Son enfance, ses rencontres (notamment avec les chefs d’orchestres Eschenbach et Barenboïm), son look, sa gestuelle et son indéniable talent ont construit un personnage emblématique, voire culte, qui passionne et intrigue le monde entier.
En effet, Lang Lang est aujourd’hui très médiatisé et a su apporter la musique classique au sein de cultures plus populaires : il ouvre en juin 2006 la cérémonie de la Coupe du monde de football, se produit lors des JO de Pekin, joue avec Metallica aux Grammy Awards, devient égérie de marque de mode, et compose des BO de film et de jeux vidéo.
C’est donc en artiste accessible, libre et imprévisible, qu’il souhaite se rendre utile à la société. Très impliqué dans l’éducation, il crée la Lang Lang International Music Foundation, et vient tout juste de publier sa première méthode de piano en français aux éditions Henry Lemoine en 3 volumes.

Pour reprendre les mots de Stéphane Friédérich, on se demande déjà jusqu’où ira ce « surdoué, extraordinaire, exceptionnel, flamboyant, et extravagant* » pianiste ?

Hugues Lemoine – Stagiaire Marketing/Communication



*« Lang Lang, un demi-dieu au piano », PIANISTE magazine n°99, juillet/aout 2016
 







Rédigé le  2 août 2016 12:01  -  Lien permanent

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